Recycler ses déchets verts

Un jardin génère une quantité imposante de déchets verts qui, plutôt que d’être exportés vers une déchetterie, peuvent servir d’engrais 100% naturel. Le compost est une solution écologique, économique et il suffit de peu de choses, finalement, pour produire un engrais de qualité. Suivez le guide !

Au début de l’été, nous vous proposions une série d’articles sur les jardins bio et naturels ; en ce début d’automne, nous vous suggérons, avant de préparer son jardin pour l’hiver, de parler du recyclage des déchets, le compostage. Essentiel dans la gestion d’un potager ou jardin naturel, la fabrication de votre compost est doublement gagnante. Vous en serez quitte pour les frais d’évacuation de vos déchets de jardin ainsi que de l’achat dans le commerce de terreaux fertilisants, pour une part, et d’autre part, elle est un pas vers le développement durable et l’éco-responsabilité de chacun.

L’emplacement de votre composteur.

Si vous devez éviter qu’il soit en permanence dans un endroit ombragé, il ne doit pas non plus être exposé en plein soleil aux heures les plus chaudes des journées d’été. Veillez à sélectionner un endroit où vous pourrez accéder facilement à votre composteur et y manipuler une fourche et une petite brouette. Dans un grand jardin, vous pouvez réaliser plusieurs composteurs, par exemple en tas pour les feuilles mortes, elles peuvent également être disposées dans votre haie vive. Autre exemple, un treillis formant un puit ou encore, un bac en bois, ajouré qui est plus esthétique. Dans tous les cas, votre compost peut être directement disposé sur le sol.

La production de compost

Même si la transformation des matières organiques suit un processus naturel, le compostage demande une attention particulière. Lors de l’apport de matières dans votre compost, il faut prendre soin de juxtaposer des couches d’environ 20cm de matières vertes et de matières brunes afin d’obtenir un bon équilibre ; des activateurs tels les orties, la bardane, la consoude peuvent accélérer le processus de décomposition.

Lors de la décomposition, il faudra également vérifier l’humidité du compost. S’il est trop humide, nous aurons des odeurs, des moucherons, des bactéries anaérobiques. La solution est d’augmenter la part de carbone (matières brunes), brasser le compost régulièrement et le bâcher lors de temps de pluie. Au contraire, un compost trop sec perd ses propriétés, il faudra le brasser régulièrement, éventuellement l’arroser, et augmenter la part d’azote (matières vertes).

Matières vertes, riches en azote

· Épluchures de fruits et légumes
· Marc de café avec filtre en papier
· Sachets et feuilles de thé (sauf sachets en matières synthétiques)
· Fleurs fanées
· Tonte de gazon
· Végétaux frais (feuilles, plantes de jardin)
· Résidus de récolte du potager
· Mousses végétales
· Adventices non montées à graine
· Fientes de volailles




Matières brunes, riches en carbone

· Papiers, cartons et tissus cellulosiques non imprimés
· Bois de taille et broussailles (broyés ou coupés finement)
· Copeaux ou sciure de bois (non traités, non peints)
· Paille
· Foin
· Tiges, feuilles, fleurs séchées
· Litières bio de petits animaux herbivores
· Emballage avec la mention « OK Compost HOME »
· Écorces broyées

L’utilisation du compost

Le processus de décomposition prend plus ou moins de temps selon le type de compostage choisi mais également en fonction de l’équilibre azote/carbone, de l’aération pratiquée,… Notons qu’un compost en tas sera plus long à se décomposer (9-12 mois ou plus) qu’un compostage en composteur (bac en bois) où il faudra compter 6 mois environ pour obtenir un compost mûr. On reconnait un compost mûr lorsqu’il sent la terre forestière, l’humus. Il a perdu la plupart de ses vers composteurs et a pris une couleur noire et une structure grumeleuse. Dès lors, vous pouvez surfacer votre jardin de votre terreau de compost.

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